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Lot C – Les premiers logements

Ce bâtiment est le premier bâtiment de l’écoquartier Boucicaut à sortir de terre (phase 2). Les travaux lotCont commencé en février 2012 et ont permis d’accueillir les premiers habitants à l’automne 2013.

Construit par la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) et imaginé par le cabinet Michel Guthmann Architecture et Urbanisme, cet immeuble est composé de 57 logements sociaux, d’une résidence sociale de 49 studios et d’un équipement culturel qui a ouvert ses portes en 2014.

Les caractéristiques architecturales

Lot C_vue depuis le futur square_Fabrice Malzieu_Ecoquartier Boucicaut Paris

Vue depuis le futur square

Le projet architectural s’est attaché à s’intégrer au mieux dans le quartier. Par exemple, les façades du bâtiment sont recouvertes de deux types de briques, matériau déjà très utilisé dans l’arrondissement. Il s’agit également d’un clin d’œil aux constructions de l’ancien hôpital. Les façades les plus exposées au soleil, au sud et à l’ouest, sont parées de briques de terre cuite moulées à la main. Les façades les moins exposées sont, elles, habillées de briques réfléchissant la lumière.

Les fenêtres des logements ont fait l’objet de toutes les attentions, elles donnent à l’immeuble toute son identité. Elles ont été pensées de manière à faire le lien entre l’intérieur et l’extérieur. En bois, larges et avec de grands rebords, les fenêtres dites « habitées » laissent entrer la lumière et protègent à la fois du froid et de la chaleur grâce à la présence d’un triple vitrage.

Lot C_Fabrice Malzieu_écoquartier Boucicaut

vue d’une cour intérieure

15Parole à

Michel Guthmann, architecte du lot C

Quel est le parti-pris architectural du lot C ?
Le quartier environnant la ZAC est dense et parfois bruyant. Nous avons donc souhaité créer un cadre de vie qualitatif pour les habitants, en proposant une relation intéressante entre l’intimité du logement et la vie dans la ville. Pour cela, nous avons imaginé un bâtiment en forme de U permettant de créer une ouverture large sur l’extérieur ; ouverture vers le sud qui offre aux résidents le meilleur rapport possible au soleil et à la lumière. De plus, nous avons choisi de proposer une grande terrasse partagée au 5ème étage offrant soleil, vue sur le paysage parisien et une forme de convivialité, plutôt que des balcons individuels qui s’avèrent parfois exigus et ne bénéficient pas toujours des meilleures orientations. Pour que les logements soient lumineux, malgré l’absence de balcon, chacun est équipé de très grandes fenêtres. Enfin, le parti-pris architectural a été de conserver la continuité avec l’environnement de la ZAC grâce aux façades en briques de terre cuite, matériau très utilisé dans l’ancien hôpital et présent également dans le quartier et les alentours.
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Dans quelles mesures le cadre environnant a influencé votre travail ?
Le cadre a été très important pour deux critères :
Sur le bâti : l’insertion dans le site existant est primordial ; c’est pourquoi nous avons souhaité utiliser la brique comme matériau pour les façades, une forme de clin d’œil au passé du site, ainsi qu’aux projets récents construits le long de la rue de la Convention; et avoir une ouverture généreuse sur l’extérieur.
Sur le plan environnemental : offrir les meilleures conditions de vie possibles, accès au soleil et à la lumière, et confort pour les résidents. Pour s’échapper des nuisances que la ville dense impose, la terrasse partagée offre un espace au calme et bien orienté, c’est donc un bon moyen pour permettre cette parenthèse et voir Paris différemment.
Comment avez-vous intégré les exigences de développement durable de la ZAC Boucicaut à votre projet ?
Le bâtiment répond aux exigences du Plan Climat de la Ville de Paris, et au cahier des charges environnemental de la ZAC, à trois niveaux. D’abord, la performance énergétique : le bâtiment est compact, construit en béton avec un double mur en brique, c’est donc une composition très performante sur le plan de l’isolation thermique. Le fait de ne pas avoir de balcons individuels réduit également les ponts thermiques. Les grandes fenêtres et l’éclairement naturel des parties communes permettent de limiter les dépenses d’éclairage. L’économie d’énergie est au cœur de la construction grâce à l’utilisation d’équipements performants et d’éléments adaptés dont les capteurs solaires thermiques installés sur les terrasses supérieures, pour produire de l’eau chaude sanitaire.
Par ailleurs, une attention particulière est portée aux questions d’environnement, avec la récupération des eaux de pluie via les toitures végétalisées, et la biodiversité qui est à l’honneur grâce aux nichoirs destinés aux insectes et aux oiseaux (moineaux et mésanges) intégrés dans la construction, permettant de recréer de la biodiversité dans Paris. Enfin, en termes d’usage, la conception des parties communes, la cour d’accès, les halls, la terrasse partagée permettent de développer la convivialité et le « vivre ensemble »
Quel est le « plus » des logements ?
Nous avons réalisé un travail très précis sur les plans de logements afin de les rendre très agréables et fonctionnels et de proposer une appropriation optimale des surfaces, agrémentées par la présence des ces grandes fenêtres rendant les logements lumineux et ensoleillés. Tous les aspects évoqués ici sont de véritables atouts pour le logement, ce qui reste l’objectif premier, sans oublier que nous sommes au cœur de Paris.

Avancement

Livré

Adresse du bâtiment

77 rue des Cévennes : Agence du mourt métrage
79 et 79bis rue des Cévennes : logements sociaux
81 rue des Cévennes : résidence sociale

Programme

57 logements sociaux (environ 4 400m² SHON)
Une résidence sociale comprenant 49 studios (environ 1 300m² SHON)
Un équipement culturel accueillant l’Agence du court métrage (environ 800m² SHON)

Maîtrise d’ouvrage : RIVP

Maîtrise d’œuvre : Michel Guthmann Architecte et Urbanisme

Calendrier

Dépôt du permis de construire : Avril 2011
Démarrage des travaux : Février 2012
Livraison des logements : Septembre 2013
Livraison de l’équipement culturel : Janvier 2014

L’Agence du court métrage

L’Agence du court métrage, fondée en 1983, soutenue par le Central national du cinéma et de l’image animée, est née de la volonté de nombreux professionnels (réalisateurs, producteurs, distributeurs et exploitants) de promouvoir et développer la diffusion des films courts en France et à l’étranger.

Elle est un trait d’union entre ceux qui font les films et ceux qui les montrent.

Depuis plus de 30 ans, l’Agence du court métrage remplit une véritable mission de service public en diffusant des courts métrages, en inventant et en favorisant les conditions d’accès des œuvres aux écrans et en en alimentant les désirs des diffuseurs.

philippe_germainEntretien avec

Philippe Germain, Délégué général de l’Agence du court métrage

Quelle est la mission de l’Agence du court métrage ?
Notre association a vocation à diffuser les œuvres courtes sur tous les écrans. Nous avons 10 000 films à notre disposition qui recoupent tous les genres de la création cinématographique. À Boucicaut, nous organiserons régulièrement des programmations thématiques pour faire découvrir cet art souvent mal connu aux habitants du 15ème arrondissement.
Quels sont les équipements mis à la disposition du public ?
Une salle de 40 places sera mise à disposition des associations dans le cadre de partenariat en lien avec la vie culturelle et sociale du quartier. Il s’agit pour nous d’initier une logique d’appropriation de cet équipement par les habitants.
Proposez-vous des activités aux habitants et aux écoles de l’arrondissement ?
Un de nos axes de travail prioritaires est tourné vers le jeune public. Nous allons donc organiser 50 ateliers autour du cinéma dans les écoles du 15ème arrondissement pour l’année 2013-2014. Cette action s’inscrit dans le cadre de la réforme des rythmes éducatifs et préfigure bien le rôle d’accompagnateur culturel et social que nous comptons jouer au sein de l’Écoquartier Boucicaut.